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 Annexe sur les Celtes

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Troupes armées :

MessageSujet: Annexe sur les Celtes   Ven 16 Fév - 1:48
Annexe sur les Celtes


 

Dans l'ordre de l'image ci-dessus: Arvernes - Éduens - Unelles - Icènes - Pictes - Ebdani - Arvaques

Important: Par manque de source historique, l'annexe concerne essentiellement les celtes de Gaule, les Brittoniques (Celte de Grande Bretagne) et les Arvaques (actuelle Espagne) on leurs différences mineurs sur beaucoup de point envers les Celtes résidents en Gaule, cela ne les empêche pas de partage la même religion même si le nom des dieux ne sont pas souvent les mêmes, ou bien que leur langue peut différé légèrement selon la région mais possède tout de même des racines linguistiques commune très fortes. C'est pourquoi nous avons décidé de rassembler tout c'est peuples dans une seule et même annexe.

Résume Avantage/Inconvénient :


Les Celtes de Gaule (appelé Gaulois) ont l'avantage d'être le peuple celte le plus avancé technologiquement parlant, il possède un grand savoir dans l'agriculture et l’artisanat. Ce sont des grand commerçant et donc pourrons plus facilement créer un réseau commercial que leur voisin Germain à l'Est, il possède aussi une puissante cavalerie (sans doute la plus puissante d'Europe de centrale et de l'ouest. Les inconvénients des Gaulois sont leur rivalité tribale très présent, ne soyez pas surpris de voir des guerres entre royaumes Gaulois mais très peut de tension interne au seins même des tribus gauloise.  


Les origines Celtes :


Les mentions écrites des auteurs gréco-latins décrivant l'arrivée des peuplades gauloises dans l'histoire sont relativement tardives par rapport aux époques auxquelles elles se réfèrent, ce qui incite à interpréter ces textes avec précaution. Une corrélation est toutefois à établir entre les Ligures et les Gaulois puisqu'Hésiode (cité par Strabon) spécifie bien que les Ligures faisaient partie des grandes nations du monde connu entre les Éthiopiens et les Scythes, alors que quelques siècles plus tard Éphore de Cumes remplaçait les Ligures par les Celtes aux côtés des Éthiopiens, des Scythes et des Indiens.

Selon Tite-Live, des Celtes qui peuplaient les territoires correspondant à la Gaule auraient commencé à migrer vers l'Est au cours du VIe siècle av. J.-C. Ambigatos roi des Bituriges, aurait ainsi envoyé deux de ses neveux chercher de nouvelles terres. Le premier, Segovesos, se serait rendu en forêt Hercynienne tandis que le second, Bellovesos aurait commencé la migration et les raids gaulois en Italie.

Pour Strabon, les Germains sont identiques aux Gaulois par leur aspect physique et leur mode de vie, tout en étant plus sauvages, plus grands et aussi plus blonds. Cette blondeur des Gaulois pourrait provenir d'une teinture à l'argile ou à l'eau de chaux qui éclaircissait les « cheveux chaulés » des Gaulois même bruns, ou d'une teinture, le sapo – savon utilisé comme onguent – à base d'un mélange de graisse de chèvre, de bois de hêtre et de suc de plantes qui donnait une chevelure blonde tirant vers le roux.

Les débuts de l'époque gauloise sont difficiles à dater et varient selon les régions considérées. Pour Henri Hubert, le processus aurait duré plusieurs siècles pendant lesquels plusieurs peuples auraient coexisté. Il ne se serait fait ni soudainement par une sorte de guerre d'invasion générale, ni en masse par la migration d'une multitude d'individus isolés, mais par l'arrivée de groupes organisés en clans, numériquement plus ou moins importants, au milieu des autres peuples qui leur auraient accordé l'hospitalité, des droits définis par des traités et un territoire.

Il est communément admis que la civilisation celtique s'épanouit en Gaule avec La Tène, c'est-à-dire au deuxième âge du fer, à partir du Ve siècle av. J.-C.. La ville de Marseille, colonie de la cité grecque de Phocée, est fondée vers 600 av. J.-C. sur le territoire des Ségobriges, peuple ligure (sego, « victoire », « force » et briga, « colline », « mont », « forteresse »).

Dans les sources grecques, en particulier de l'époque macédonienne, de nombreuses mentions de Celtes — appelés Galates et formant des contingents mercenaires — apparaissent : il est surtout fait référence à leur courage et à leur valeur guerrière. Cela correspond à la période de la plus grande expansion celtique (IVe siècle av. J.-C. et IIIe siècle av. J.-C.).


Avant Rome :


La Gaule, à la veille de la conquête romaine, est un pays d'alternances de forêts, de plaines cultivées, de bocages et de cités fortifiées, sillonnés de routes, pour certaines empierrées, donc d'un espace densément mis en valeur, loin des clichés légués par les historiens du passé. L'archéologie, en particulier aérienne, a démontré que des milliers de fermes gauloises (nombreuses petites fermes « indigènes » mais aussi certaines villas gauloises aussi étendues que les futures village gallo-romaines) quadrillaient le territoire aux IIe siècle av. J.-C., et les fouilles réalisées dans les oppida, par exemple à Bibracte, ont mis en valeur une structure urbaine complexe et élaborée. Les résultats archéologiques et archéométriques viennent ainsi graduellement gommer l'image mythique de la grande forêt gauloise centrale, épaisse et impénétrable, au fond de laquelle vivent dans des cabanes ou des huttes rondes des guerriers hirsutes et paillards. Les Gaulois sont des paysans pratiquant une gestion forestière avec choix de bois de chauffe et de construction, ainsi que des défrichements pour une mise en culture des sols, si bien que la forêt n'a plus le loisir de reconquérir les terres défrichées. Ce sont également des commerçants, des négociants, des artisans, des techniciens qui habitent des maisons convenables, dans des fermes, des villages, voire des villes.

Dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules, César sous-estime le nombre d'habitants, tout en exagérant le nombre de guerriers. Suivant ses écrits, les érudits du passé ont estimé à cinq ou six millions le nombre d'habitants d'une Gaule qui faisait près de 100 000 km2 de plus que la France actuelle. Certains spécialistes pensent que la Celtica Gallica était peuplée de dix millions d'âmes environ (à peu près autant que sous le règne de Louis XIV), mais Ferdinand Lot en prenant pour base l'espace mis en culture et en faisant des comparaisons avec les chiffres obtenus au Moyen Âge, avance le nombre de vingt millions d'habitants.

La Gaule fut le lieu, bien avant la conquête, d'une urbanisation en plein essor, comme le montrent, par exemple, les fouilles des oppida de Corent, ou de Bibracte et d'un commerce à grande échelle, comme le révèlent les nombreux dépôts d'amphores vinaires italiques découvertes en contexte de sanctuaires.

Enfin, la société gauloise, dont la structure a varié dans le temps, semble très complexe et hiérarchisée à la veille de la conquête, et laisse apparaître une tripartition fonctionnelle qui peut être interprétée comme un héritage indo-européen. Les institutions sont proches de celles des Grecs et des Romains : une assemblée du peuple, un sénat et des magistrats placés sous l'autorité d'un vergobret. D'une manière générale, les femmes occupent une place plus grande que leurs correspondantes dans le monde méditerranéen.


Apparence physique :


L'historien romain Ammianus Marcellinus du quatrième siècle a écrit que les Gaulois étaient grands, à la peau claire, aux cheveux clairs et aux yeux clairs:

Presque tous les Gaulois sont grands et à la peau claire, avec des cheveux roux généralement. Leurs yeux sauvages font d'eux des objets effrayants; ils sont impatients de se quereller et excessivement truculent. Quand, au cours d'un différend, l'un d'eux appelle sa femme, une créature avec des yeux brillants beaucoup plus forts que son mari, ils sont plus qu'un match pour tout un groupe d'étrangers; surtout quand la femme, au cou gonflé et aux dents grinçantes, balance ses grands bras blancs et commence à délivrer une pluie de coups de poing mêlés de coups de pied, comme des missiles lancés par les cordes tordues d'une catapulte.

Le premier siècle avant notre ère, l'historien grec Diodorus Siculus les décrivait comme grands, généralement lourdement construits, très pâles et très légers, avec de longs cheveux et des moustaches:

Les Gaulois sont grands de corps, avec des muscles ondulants, et blancs de peau, et leurs cheveux sont blonds, et non seulement naturels, mais ils ont pour habitude d'augmenter la couleur distinctive que la nature leur a donnée. Car ils se lavent toujours les cheveux dans de l'eau de chaux, et ils le tirent de leur front vers le haut de la tête et vers la nuque ... Certains raseront leur barbe, mais d'autres la laisseront pousser un peu; et les nobles se rasent les joues, mais ils laissent pousser la moustache jusqu'à ce qu'elle couvre la bouche.

Jordanes, dans ses Origins and Deeds of the Goths , décrit indirectement les Gaulois comme des cheveux blonds et de grande taille en les comparant aux Calédoniens, en contraste avec les Espagnols, qu'il compare aux Silures. Il spécule sur la base de cette comparaison que les Britanniques provenaient de peuples différents, y compris les Gaulois et les Espagnols susmentionnés.

Les Silures ont des traits basanés et naissent habituellement avec des cheveux noirs bouclés, mais les Calédoniens ont des cheveux roux et de grands corps lâches. Ils [les Britanniques] sont comme les Gaulois et les Espagnols, selon qu'ils sont en face de chaque nation. D'où certains ont supposé que de ces terres l'île a reçu ses habitants.


Culture :


Dans toute la Gaule, l'archéologie a découvert de nombreuses mines d'or pré-romaines (au moins 200 dans les Pyrénées), ce qui suggère qu'elles étaient très riches, comme en témoignent également les grandes découvertes de pièces d'or et d'objets d'art. Il existait également des centres de population très développés, appelés oppida par César, tels que Bibracte , Gergovia , Avaricum , Alesia , Bibrax , Manching et d'autres. L'archéologie moderne suggère fortement que les pays de la Gaule étaient très civilisés et très riches. La plupart ont eu des contacts avec des marchands romains et certains, en particulier ceux qui étaient régis par des conseils telles que les Eduens et d'autres, avaient bénéficié d'alliances politiques stables avec Rome. Ils ont importé du vin méditerranéen à l'échelle industrielle, comme en témoignent les grandes découvertes de vins dans les fouilles dans toute la Gaule, la plus grande et la plus célèbre étant celle découverte à Vix Grave , qui mesure 1,63 m de hauteur.


Structure sociale :


La société gauloise était dominée par la classe sacerdotale druidique . Cependant, les druides n'étaient pas la seule force politique et le système politique primitif était complexe. L'unité fondamentale de la politique gauloise était la tribu, qui elle-même consistait en un ou plusieurs de ce que César appelait «pagi». Chaque tribu avait un conseil des anciens, et d'abord un roi. Plus tard, l'exécutif était un magistrat élu annuellement. Dans la tribu des Eduens l'exécutif a tenu le titre de "Vergobret", une position un peu comme un roi, mais ses pouvoirs ont été tenus en échec par des règles établies par le conseil.

Les groupes tribaux, ou pagi comme les appelaient les Romains (singulier: pagus , le mot français paye , «région», vient de ce terme) ont été organisés en plus grands groupes super-tribaux que les Romains appelaient civitates . Ces groupements administratifs seraient repris par les Romains dans leur système de contrôle local, et ces civitats seraient aussi à la base de la division éventuelle de la France en évêchés et diocèses ecclésiastiques , qui resterait en place - avec de légères modifications - jusqu'à la Révolution française. Bien que les tribus étaient des entités politiques modérément stables, la Gaule dans son ensemble tendait à être divisée politiquement, il n'y avait pratiquement aucune unité parmi les différentes tribus. Ce n'est que durant des périodes particulièrement difficiles, comme l'invasion de César, que les Gaulois peuvent s'unir sous un seul chef comme Vercingétorix . Même alors, les lignes de faction étaient claires.


Artisanat :


L'héritage que les Gaulois transmirent au reste du monde antique concerne principalement les domaines de l'artisanat : ébénisterie, forge… (le tonneau cerclé de métal, notamment, est une invention gauloise), des arts culinaires, des arts militaires (la cotte de mailles celtique fut sans doute le modèle utilisé par les Romains et son usage se répandit en Europe au haut Moyen Âge) et de la langue. Il a survécu à travers la culture romaine durant le haut Moyen Âge.


Architecture :


Les édifices gaulois sont en bois et en terre, non en pierre, raison pour laquelle il n'en reste pas de vestiges visibles aujourd'hui. L'archéologie a mis en évidence en Auvergne la présence de sanctuaires gaulois de 50 mètres de côté, de 7 à 8 mètres de hauteur, avec des dizaines de colonnades, grâce aux traces laissées par les trous des poteaux et les parois ; ces monuments sont tout aussi imposants que ceux construits à la même époque en Grèce et à Rome, selon Matthieu Poux. Vincent Guichard rapproche cette architecture en bois de celle qui était à l'œuvre en Italie au temps des Étrusques.


Science et art :


Il existe une science gauloise équivalente, dans ses concepts, à la science grecque. Les Gaulois du Ve-IVe siècle av. J.-C. possèdent des connaissances très élaborées de la géométrie, en particulier des propriétés du cercle, et de l'astronomie. Ils les transcrivent dans des objets, qui sont autant des œuvres d’art que des modèles de science.


Les druides :


Les premiers textes grecs mentionnant les druides les présentent comme des philosophes, et soulignent la proximité de leur pensée avec la pensée pythagoricienne. Diodore de Sicile précise qu'ils croient en l'immortalité de l'âme. Jules César mentionne leur rôle religieux, et indique qu'ils font également fonction de juges. Dans ce rôle, César précise que l'une des peines les plus sévères qu'ils puissent prononcer est l'interdiction de faire des sacrifices aux dieux, c'est-à-dire l'équivalent de l'excommunication chrétienne. L'un des rôles des druides étant d'autoriser ou non le sacrifice aux dieux, leur présence est donc obligatoire lors de celui-ci, même s'ils n'agissent pas nécessairement.

Pline l'Ancien, lui, nous a transmis dans son Histoire naturelle la description d'un rite religieux druidique :

   « On ne doit pas oublier, dans ces sortes de choses, la vénération des Gaulois ; les druides, car c'est ainsi qu'ils appellent leurs mages, n'ont rien de plus sacré que le gui et l'arbre qui le porte, supposant toujours que cet arbre est un chêne. À cause de cet arbre seul, ils choisissent des forêts de chênes et n'accompliront aucun rite sans la présence d'une branche de cet arbre […] Ils pensent en effet que tout ce qui pousse sur cet arbre est envoyé par le ciel, étant un signe du choix de l'arbre par le dieu en personne. Mais il est rare de trouver cela, et quand on le trouve, on le cueille dans une grande cérémonie religieuse, le sixième jour de la lune, car c'est par la lune qu'ils règlent leurs mois et leurs années, et aussi leurs siècles de trente ans ; et on choisit ce jour, parce que la lune a déjà une force considérable, sans être encore au milieu de sa course. Ils appellent le gui par un nom qui est : "celui qui guérit tout". Après avoir préparé le sacrifice sous l'arbre, on amène deux taureaux blancs dont les cornes sont liées pour la première fois. Vêtu d'une robe blanche, le prêtre monte à l'arbre et coupe avec une faucille d'or le gui qui est recueilli par les autres dans un linge blanc. Ils immolent alors les victimes en priant la divinité qu'elle rende cette offrande propice à ceux pour qui elle est offerte. »

Les druides sont issus de la noblesse, c'est le cas de Diviciacos, le seul druide gaulois historiquement connu, et forment ensemble l’élite intellectuelle de la Gaule. Cicéron indique également que le druide Diviciacos est formé à la physiologia, sorte de science naturelle pluridisciplinaire, et qu'il maîtrise la divination. Toutes ces compétences sont acquises lors d'un long apprentissage d'une durée de 20 ans. Les druides sont organisés en confréries qu'Ammien Marcellin, reprenant Timagène, compare aux confréries pythagoriciennes. Ces confréries sont elles-mêmes organisées sous l'égide de l'un d'entre eux. Les druides se réunissent une fois l’an sur le territoire des Carnutes, en un lieu consacré considéré comme le centre des Gaules. Lors de cette réunion se tiennent, entre autres, des assises judiciaires à l'échelle des Gaules.


Trophées guerriers, rites de commensalité :


Les temples gaulois étaient le lieu de nombreux rites, parmi lesquels deux sont particulièrement bien documentés, l'érection de trophées guerriers et les rites de commensalité. À un niveau plus individuel, de nombreux ex-votos ont été retrouvés lors de fouilles.

Les fouilles du Sanctuaire celtique de Gournay-sur-Aronde, du peuple des Bellovaques, ont mis en évidence le rite d'exposition puis de « sacrifice » des armes. Les armes, prises à des ennemis vaincus, étaient exposées sur les murs du sanctuaire puis, après un certain temps, probablement à la suite de leur chute au sol, détruites rituellement et rejetées dans le fossé du sanctuaire. L'érection d'un trophée guerrier exposant les armes d'ennemis vaincus était fréquemment le prétexte à ériger un sanctuaire, comme dans le cas du sanctuaire de l'oppidum de Corent. Parfois ces objets pouvaient être exposés durant plusieurs siècles comme dans le sanctuaire de Tintignac-Naves où les objets retrouvés enfouis au même moment ont parfois plus de trois siècles d'écart.

Toutefois, il arrivait aussi que les Gaulois élèvent un trophée directement sur le lieu du combat. L'exemple le plus réputé reste encore le sanctuaire des Ambiens à Ribemont-sur-Ancre. Ce dernier présente la particularité d'avoir été érigé avec les os des vaincus, un certain nombre de textes antiques venant confirmer ce rite, notamment Diodore de Sicile reprenant Posidonios. D'autres textes de Diodore de Sicile, évoquant les Galates d'Asie Mineure, permettent de supposer également, en parallèle à ce rite du trophée, le sacrifice des prisonniers (ou d'une partie de ceux-ci) fait lors du combat. Le témoignage de Jules César va dans le même sens.

Les archéologues ont noté que, dans le trophée guerrier de Ribemont-sur-Ancre, les crânes brillent par leur absence. Toutefois, les textes antiques nous apprennent qu'ils ne sont pas absents des rites guerriers : ils sont soit exposés à part, sur des propylées ou des portiques, comme à Roquepertuse, soit conservés comme trophée individuel par les guerriers, comme on peut le voir sur les statues découvertes sur l'oppidum d'Entremont.

Ces rites guerriers, fréquents aux IIIe et IIe siècles av. J.-C., semblent toutefois perdre en importance au fil du temps, au profit des rites de commensalité. Ces derniers se matérialisent par de grands festins prenant place dans l'enceinte du sanctuaire. Les animaux sont ainsi sacrifiés aux dieux, puis leurs abats sont brûlés, afin que la fumée aille nourrir les dieux célestes. Du vin était également sacrifié sous forme de libation, déversé au sol ou dans des fosses pour abreuver les divinités. Le reste de la viande et du vin était consommé par l'ensemble de la communauté présente au sacrifice. C'est probablement l'un de ces sacrifices de commensalité que mentionnait Posidonios dans ses écrits, en parlant du roi arverne Luernos.

Les vestiges archéologiques de ces festins sont assez caractéristiques : il s'agit de nombreux ossements d'animaux domestiques portant des traces de découpes de boucherie, et répartis sur l'ensemble de l'espace sacré. L'un des temples les plus représentatifs de ce rite est celui de l'oppidum de Corent, où ont pu être localisés les lieux de sacrifice, les cuisines et les cuves libatoires. Toutefois, le peuple n'avait pas les moyens d'offrir de tels sacrifices aux divinités. C'est pourquoi on voit apparaître également des offrandes plus modestes : fibules, statuettes, monnaies, etc. Ce rite est particulièrement bien documenté à l'époque gallo-romaine, grâce aux sites de sources, tel celui de Chamalières ou celui des sources de la Seine.


Sanctuaires et lieux de culte :


Les descriptions de sanctuaires celtiques par les auteurs gréco-latins sont rares, Lucain, dans la Pharsale, décrit de manière éloquente un « bois sacré » sis à proximité de Massilia.

   « Il y avait un bois sacré, qui, depuis un âge très reculé, n'avait jamais été profané. Il entourait de ses rameaux entrelacés un air ténébreux et des ombres glacées, impénétrables au soleil. Il n'est point occupé par les Pans, habitants des campagnes, les Sylvains maîtres des forêts ou les Nymphes, mais par des sanctuaires de dieux aux rites barbares ; des autels sont dressés sur des tertres sinistres et tous les arbres sont purifiés par le sang humain. S'il faut en croire l'antiquité admiratrice des êtres célestes, les oiseaux craignent de percher sur les branches de ce bois et les bêtes sauvages de coucher dans les repaires ; le vent ne s'abat pas sur les futaies, ni la foudre qui jaillit des sombres nuages. Ces arbres qui ne présentent leur feuillage à aucune brise inspirent une horreur toute particulière. Une eau abondante tombe des noires fontaines ; les mornes statues de dieux sont sans art et se dressent, informes, sur des troncs coupés. La moisissure même et la pâleur qui apparaît sur les arbres pourris frappent de stupeur ; ce que l'on craint ainsi, ce ne sont pas les divinités dont une tradition sacrée a vulgarisé les traits ; tant ajoute aux terreurs de ne pas connaître les dieux qu'on doit redouter ! Déjà la renommée rapportait que des tremblements de terre faisaient mugir le fond des cavernes, que des ifs courbés se redressaient, que les bois, sans brûler, brillaient de la lueur des incendies, que des dragons, enlaçant les troncs, rampaient çà et là. Les peuples n'en approchent pas pour rendre leur culte sur place, ils l'ont cédé aux dieux. Que Phébus soit au milieu de sa course ou qu'une nuit sombre occupe le ciel, le prêtre lui-même en redoute l'accès et craint de surprendre le maître de ce bois. »


Vie Sociale :


Les notions de vie privée et d'indépendance sont importantes pour les Gaulois. Ils ne vivent d'ailleurs pas en clan, mais autour d'une cellule familiale assez réduite. Pourtant, la maison ne revêt pas le caractère sacré qu'elle a pour les Grecs ou les Romains. Elle permet uniquement de se reposer, de se protéger des intempéries, mais ce n'est pas un lieu de convivialité : les grands repas se prennent généralement à l'extérieur. De forme conique et recouverte de chaume, la maison se compose généralement d'une pièce unique et d'un mobilier limité aux banquettes de couchage et aux éléments de stockage.

Les travaux archéologiques ont permis d'établir que les Gaulois n'habitaient pas du tout dans de petits villages perdus au milieu de la forêt. Ce sont autour de grandes fermes que s'installent les familles gauloises.

La médecine des druides


Les Gaulois portent une grande attention à leur apparence et à la propreté du corps. On leur prête d'ailleurs l'invention du savon. A base de plantes, la médecine est d'abord pratiquée par des marginaux, des sorciers, puis par les druides.

L'école au temps des Gaulois


L'école est réservée aux classes privilégiées, qui bénéficient d'un enseignement de qualité. Comme dans la Grèce pré-socratique, les enfants écoutent les discussions de leurs aînés et y apprennent l'art oratoire, la rhétorique, mais aussi bien d'autres matières, car l'enseignement vise un savoir universel et se poursuit généralement jusqu'à l'âge de 20 ans.

Le couple gaulois


Bien que sous l'autorité morale de leur mari, les femmes jouissent d'une relative indépendance, en tout cas financière, puisque les biens du couple sont mutualisés. Elles participent en outre aux assemblées populaires, peuvent être choisies comme arbitre dans des conflits et se faire honorer, pour les plus riches, comme des hommes. En matière de sexualité, les Gaulois semblaient également tolérants. Aucune source ne laisse en effet supposer l'existence de délits sexuels. Rien ne prouve par exemple que l'adultère ait été puni et les relations amoureuses entre hommes était chose admise par la communauté, au moins entre guerriers, d'après des écrits d'auteurs classiques comme Athenaeus ou Diodore de Sicile.

Des loisirs rassembleurs


Le loisir individuel n'a pas de sens pour les Gaulois, mais leur vie est ponctuée de grands rassemblements populaires, foires, fêtes religieuses ou rencontres politiques. Ces réunions sont égayées de spectacles, du chant des bardes et d'affrontements en duel ou en joute verbale, afin de se voir attribuer la place d'honneur au banquet.

- Les banquets : s'il est un poncif non usurpé sur les Gaulois, c'est bien leur goût des banquets accompagnant tous les grands moments de la vie sociale. Son organisation est très codifiée : la place que chacun y occupe respecte scrupuleusement la hiérarchie sociale. L'ivresse y est fréquente et parfois associée à l'usage de plantes hallucinogènes, aux vertus divinatoires et religieuses.

- La chasse, très prisée, est réservée aux riches car elle exige un équipement onéreux, comme les chevaux, les chiens et les armes (principalement un javelot muni d'un fer). Initiatique, elle permet aussi de former les jeunes à l'art de la guerre.

(C) Saecula Bellis
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La chance sourit toujours au plus audacieux, telle est la voix d'un homme du nord !

             
 

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