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 Annexe sur les Athéniens

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Troupes armées :

MessageSujet: Annexe sur les Athéniens   Sam 17 Fév - 4:05
Annexe sur les Athéniens



Résume Avantage/Inconvénient :


L'Empire Athéniens a tout les atouts pour devenir un empire riche tant bien économiquement que culturellement, et certainement la plus polyvalents (avec l'Empire Romain). Elle possède une armée terrestre de bonne facture, et une des plus puissantes marine du monde antique. Mais la jeune démocratie athénienne est parfois fragile, et les ennemis qui jalouse la réussite grec ne manque pas.


Origine :


Des traces d'occupation humaine sont attestées dès le Néolithique sur le site de l’Acropole (voir Pélasges), sous la forme d’un fortin. Mais ce n'est qu’après les invasions ioniennes que l’Attique est organisée en cités, parmi lesquelles Cécropia, la future Athènes.

Vers 1400 avant notre ère elle devient un centre important de la civilisation mycénienne. Au contraire des autres villes mycéniennes (dont Mycènes et Pylos), elle n'est ni pillée, ni abandonnée lors de l'invasion dorienne de 1200 avant notre ère. Les Athéniens disaient être des Ioniens « purs » et maintenaient qu'ils ne s'étaient pas mélangés aux Doriens. Toutefois, Athènes perd l’importance qu’elle avait à l’époque mycénienne et sombre alors quelque peu dans l’oubli, redevenant une petite place fortifiée.

Au VIIIe siècle av. J.-C. elle redevient un important centre du monde grec à cause de son emplacement central, de son fort sur l'Acropole et l'accès à la mer, un avantage sur ses rivales, les cités de Thèbes et de Sparte dans le Péloponnèse. Tôt dans le Ier millénaire av. J.‑C. elle devient une ville-État souveraine, gouvernée d'abord par des rois d'Athènes. Ceux-ci étaient à la tête des Eupatridæ (les « bien nés »), dont le gouvernement se composait d'un conseil qui se réunissait sur la colline d'Arès, l'Aréopage. Ce conseil élisait les représentants de la ville, les archontes et polémarques.

Avant l'adoption de l'État politique, quatre tribus (similaires aux gentes de la Rome antique) dominaient la région. Ceux qui en faisaient partie avaient certains droits, privilèges et obligations :

   Rites religieux en commun.
   Site d'enterrement commun.
   Droit d'héritage.
   Obligations réciproques d'entraide, défense et réparation de dommages.
   Le droit de mariage consanguin en cas de filles et héritières orphelines.
   La possession de propriété commune, un archonte et un trésorier.
   La limitation de la descendance aux hommes.
   L'obligation de ne pas se marier dans la tribu, hors cas spécifiés.
   Le droit d'adopter des étrangers aux tribus.
   Le droit d'élire et de destituer leurs chefs.

C’est pendant cette période que Athènes fédère d’autres villages de l'Attique. Ce processus appelé synoikismos (« rassembler en une maison »), crée l’État le plus grand et le plus riche du continent grec. Cependant, un très grand nombre de personnes sont exclues de la vie politique par les nobles. Au VIIe siècle, le mécontentement social se répand. L’Aréopage élit Dracon pour qu'il rédige un nouveau code juridique. Vu l'échec, ils élisent Solon, chargé de rédiger une nouvelle constitution, ce qui se fait en l'an -564.


Réforme et démocratie


La réforme de Solon vise des problèmes politiques et économiques. Le pouvoir économique des Eupatrides est diminué par l'abolition de l'esclavage pour dettes et en ouvrant le commerce (créant une classe marchande prospère). Politiquement, Solon divise les Athéniens en quatre classes, fondées sur leur richesse et leur capacité de s'engager dans le service militaire. La classe la plus pauvre, et la plus nombreuse, le thète, a pour la première fois des droits politiques : voter dans l’ecclésia, mais seules les classes supérieures peuvent y siéger. L'Aréopage continue d'exister mais avec des pouvoirs plus limités.

Ce système pose les premières pierres de ce qui devient plus tard la démocratie athénienne, mais à court terme, il ne peut pas arrêter le conflit entre les classes. Ainsi, après vingt ans agités, le parti populaire, dirigé par Pisistrate (un cousin de Solon), est amené au pouvoir en -541. Pisistrate est souvent appelé tyran, mais le mot grec ancien tyrannos ne signifie pas « chef despote et cruel » mais désigne simplement un chef ayant pris le pouvoir par la force. En fait, chef très populaire, il fait d'Athènes un centre riche, puissant et culturellement important ; il permet aussi le début de la suprématie navale athénienne dans la mer Égée et ailleurs. Il garde la constitution de Solon mais s'assure que lui et sa famille gardent toutes les positions officielles.

Il meurt en -527 et ses fils Hippias et Hipparque lui succèdent. Ils s'avèrent être des chefs peu doués : en -514, Hipparque est assassiné après une dispute privée avec un jeune homme. Ceci mène Hippias à instaurer une vraie dictature très impopulaire, écrasée en -510 avec l'aide militaire de Sparte. Un homme politique radical d'origine noble, Clisthène, prend alors le pouvoir et instaure la démocratie à Athènes.

Les réformes de Clisthène remplacent les quatre tribus par dix phylai, nommées en honneur des héros légendaires et non fondées sur les différences entre les classes : c'étaient, en fait, des électorats. Chaque phylè était divisée en trois trittyes, et chaque trittye en un ou plusieurs dèmes (selon le nombre d'habitants), qui deviennent la base du gouvernement local. Les phylai élisent cinquante membres à la Boulè, un conseil qui gouverne la ville au jour le jour. L'Assemblée était ouverte à tous les citoyens et faisait office de législature et le tribunal du peuple, composé d'héliastes, tirés au sorts tous les jours, servait de cour suprême sur demande individuelle devant l'assemblée (sauf dans le cas d'homicides et affaires religieuses, les seuls cas traités par l'Aréopage affaibli). La plupart des positions étaient remplies par le sort, mais les dix stratèges (généraux) étaient élus, ainsi que les principaux fonctionnaires financiers.


Religion :


La religion grecque antique a pour particularité de n'avoir ni textes sacrés, ni dogme, ni Église : elle est polythéiste. Elle accorde une grande importance aux rites et peu à la dévotion personnelle. Les différents cultes peuvent être distingués en trois grandes catégories : cultes publics, rassemblant la communauté des citoyens d'une cité, cultes privés, appartenant à la sphère domestique, cultes à mystères, qui seuls promettent aux initiés une vie heureuse et un au-delà.

Le panthéon grec comporte douze divinités principales (dites « olympiennes »), dont les plus importantes sont exprimées par trois figures ayant le monde en partage : Zeus, dieu de la foudre, régnant sur le Ciel, Poséidon, dieu des mers, des océans et des séismes et enfin Hadès, maître du monde des Enfers. Il existait cependant de nombreuses autres divinités, appelées parfois « divinités mineures », auxquelles on accordait plus ou moins d'importance selon la situation, l'époque de l'année, le lieu...


Arts :


Pendant la période classique, il y eut une révolution dans l'art et dans la statuaire grecque souvent associée à l'avènement de la démocratie athénienne et la fin de la culture aristocratique associée aux kouroi. La période classique vit des changements autant dans le style que dans la fonction de la sculpture. Les poses devinrent plus naturelles et la technique évolua beaucoup dans la description du mouvement des corps. À partir du Ve siècle av. J.-C., les statues commencèrent à représenter de vraies personnes.

Pendant cette période, les statues eurent d'autres utilités. Les grands bâtiments publics de l'ère classique comme le Parthénon à Athènes, ont créé le besoin de statues décoratives, particulièrement pour remplir la forme triangulaire des frontons : une difficulté esthétique et un défi technique qui firent beaucoup pour stimuler l'innovation dans la sculpture. De ces sculptures, il ne reste que des fragments, les plus fameux d'entre eux étant les marbres du Parthénon, dont la plupart sont visibles au British Museum.

La statuaire funéraire évolua des kouroi statiques et impersonnels de la période archaïque vers des groupes familiaux très personnalisés de la période classique. Ces monuments funéraires sont le plus souvent situés autour d'Athènes, où se situaient à l'époque les cimetières. Bien que certaines de ces statues représentent des situations idéalisées : la mère en pleurs, le brave fils ; elles représentaient de plus en plus des personnes réelles. Ce sont les restes les plus intimes et touchants de la civilisation grecque antique.

Les plus grandes œuvres de la période classique, la statue de Zeus à Olympie et la statue d'Athéna Parthénos (toutes les deux réalisées par Phidias ou sous sa direction), ont été perdues, bien que des copies plus petites et de bonnes descriptions demeurent.


Sciences :


Les Grecs ont joué un rôle déterminant dans l’évolution des sciences. Ils ont notamment fait progresser les mathématiques, trigonométrie, géométrie, la physique (avec Aristote et Archimède), la chimie, l’astronomie et la géographie (avec Ptolémée), la météorologie, la zoologie (classification du règne animal par Aristote), la botanique (avec Théophraste et Dioscoride), la médecine (avec Hippocrate), l’anatomie et la physiologie.

Ces sciences atteindront un niveau qui ne sera dépassé qu’à la Renaissance. Les sciences physiques notamment sont longtemps restées basées sur des fondements aristotéliciens, qui n'ont commencé à être abandonnés qu'au XVIIe siècle avec la naissance de la physique classique.


Place des femmes :


Comme dans toutes les sociétés, la condition de la femme dans la Grèce antique diffère selon les époques et même les cités. À l'époque minoenne, elles jouent un rôle important dans la société et semblent l'avoir conservé à l'époque homérique. Au VIe siècle av. J.-C., à Lesbos, la poétesse Sappho dirige un institut d'éducation pour jeunes filles de haute naissance où elles peuvent s'adonner à des exercices physiques, court vêtues et montrant leurs cuisses. Sur ce point du moins, Sparte était plus tolérante qu'Athènes et la relative libertés des femmes ne manquait pas de scandaliser les Athéniens comme Euripide ou Platon :

Aristote définissant la citoyenneté comme la possibilité de participer au pouvoir politique, la femme en est donc la plus éloignée : contrairement aux étranger et aux esclaves, elle ne peut jamais devenir citoyenne. Confinée à la maison, la jeune Athénienne apprend principalement les travaux ménagers : cuisine, traitement de la laine et tissage, peut-être aussi quelques rudiments de lecture, de calcul et de musique. Ses rares occasions de sortir sont certaines fêtes religieuses où elles assistent aux sacrifices et participent aux processions. Si elles apprennent à danser et à chanter pour participer aux chœurs religieux, les chœurs de jeunes filles restent séparés de ceux des jeunes hommes.

Le mariage, arrangé par le père ou le tuteur légal, ne la délivre en rien de son confinement. Elle aura juste toute autorité sur sa maison et les esclaves pour lesquels elle est la despoïna. Le seul but du mariage est la procréation. La plupart des Athéniens se marient par convenance religieuse et sociale plus que par goût. À Sparte, le célibataire endurci est puni par la loi. Il convient cependant de distinguer les différentes classes sociales. Les Athénien pauvres et ne disposant que d'un logement exigu laissaient plus facilement sortir leur femme, souvent contraintes de travailler au dehors, notamment comme revendeuses sur les marchés, pour subvenir aux besoins de la famille.


Vie culturelle :


La période comprise entre la fin des guerres médiques et la conquête macédonienne marque le zénith d'Athènes en tant que centre culturel, artistique et philosophique. Plusieurs des plus importantes figures de l'histoire culturelle occidentale habitèrent Athènes pendant cette période : les dramaturges Eschyle, Aristophane, Euripide, Sophocle ; les philosophes Aristote, Platon et Socrate ; les historiens Hérodote, Thucydide, et Xénophon, le poète Simonide et le sculpteur Phidias. L'homme politique le plus important était Périclès, qui utilisa le tribut payé par les membres de la Ligue de Délos pour construire le Parthénon et d'autres monuments classiques d'Athènes. La ville devint, selon lui, « l'école de la Grèce ».


Économie :


La richesse d’Athènes provenait de l’argent des mines du Laurion, de l’argile des carrières du cap Colias et du commerce qu’offrait le port du Pirée. On y déchargeait du cuir et des céréales de Cyrène et du Pont Euxin, notamment du Chersonèse, du poisson séché de l’Hellespont, le bœuf d’Italie et de Thessalie, de l’ivoire de Libye, de l’encens de Syrie, du raisin de Rhodes, des gréements, du papyrus et des céréales d’Égypte, des tapis et coussins de Carthage, du bois de Macédoine, du charbon d’Iraklia, du cuivre de Chypre, le vermillon de Céos, l’étain de Phocée, des dattes et de la farine de Phénicie. Athènes exporte beaucoup de produit comme des céramiques vers les cités étrusques d'Italie.

(C) Saecula Bellis
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La chance sourit toujours au plus audacieux, telle est la voix d'un homme du nord !

             
 

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